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COMMENT SE PASSE L'OPERATION SOUS COELIOSCOPIE?
Une anesthésie générale est nécessaire.
L’abdomen est gonflé par du gaz carbonique et 4 à 6 incisions de 5 ou 12 mm de
long sont réalisées pour permettre l’introduction des instruments nécessaires à
la dissection de la partie haute de l’estomac. Le chirurgien crée une sorte de
tunnel en arrière de l’estomac, au contact de sa paroi, et y place l’anneau qui
se clipse, une fois installé. Quelques points de nylon sont placés sur
l’estomac pour éviter un déplacement de l’anneau.
Le cathéter qui relie le ballonnet gonflable de l’anneau à la chambre de
remplissage est conduit sous la peau, dans l’une des incisions (située sous les
côtes gauches). La chambre est fixée, l’intervention est terminée. Elle a duré
de 1h30 à 3h00 selon les difficultés de dissection, grandement conditionnées
par le degré d’obésité. La perte de sang est insignifiante.
L’alimentation est reprise le jour même ou le lendemain. La perfusion veineuse
est enlevée très rapidement. Les douleurs sont minimes ou même nulles. La
sortie est autorisée entre le deuxième et le quatrième jour post-opératoire.
Une feuille comportant des conseils diététiques vous est remise avant votre
départ : les repas doivent être équilibrés et, bien sûr, peu abondants.
Si les aliments « passent » très facilement, trop facilement, la perte de poids
est faible ou nulle : le ballonnet doit être gonflé. Cela s’effectue dans le
service de radiologie de l’hôpital.
Le premier « gonflage » peut intervenir trois à quatre semaines après
l’opération. Vous prenez rendez-vous directement en radiologie. Il ne faut pas
viser une perte de poids trop rapide. La réduction de 80% de l’excès pondéral
étalée sur une période de un an est un objectif réaliste et raisonnable.
Pendant
toute cette période, l’opéré doit être suivi à la fois sur le plan
psychologique et nutritionnel. C’est un élément fondamental du traitement : un
soutien psychologique est souvent indispensable tant les bouleversements induits
par les modifications alimentaires et la perte de poids peuvent être
importants. Un suivi nutritionnel est indispensable, des carences étant
possibles si le régime n’est pas parfaitement équilibré.
LA GASTROPLASTIE ET SES RISQUES
ATTENTION CECI EST UN MESSAGE INFORMATIF
MAIS IL DOIT QUAND MEME ETRE LU PAR VOUS TOUTES CAR ... L'INFORMATION RESTE LA
MEILLEURE DES PREVENTIONS
Il ne s’agit pas d’une « petite » opération, réalisée facilement, aux
conséquences Toujours simples et faciles à accepter.
La liste des complications, ennuis, inconvénients possibles qui est dressée ci-
dessous n’a pas pour objet de vous effrayer mais de vous informer aussi
complètement que possible pour vous permettre de prendre une décision
raisonnée, et pas sur « coup de tête ».
DOULEUR A L’EPAULE ET A LA POITRINE SUITE A UNE OPERATION SOUS
COLIO
Ce que vous ressentez, c’est l’effet du gaz C02 qui a été utilisé pour vous «
gonfler » afin de pouvoir voir vos organes dans la caméra utilisée pour les
laparoscopies et pour certaines gastroplasties. Cette technique de gonflement
soulève et sépare vos organes et vos muscles afin que le chirurgien puisse voir
ce qu’il fait.
Certaines astuces se sont montrées utiles pour diminuer la douleur.
1.Marchez :
Restez actif. Ne restez pas assis comme une larve ;-), même si cela est tout ce
que vous voulez faire étant donné que tout fait souffrir, bougez ! Marcher va «
masser » votre intérieur et aider le gaz resté emprisonné à sortir. Une courte
marche plusieurs fois par jour est un bon début. Le plus vous bougerez le
meilleur ce sera, mais ne vous mettez pas sur les genoux. Contentez vous d’une
tranquille promenade la première semaine.
2.Chauffez:
Un paquet de gel chauffant (ou une bouillotte) aide à diminuer la douleur.
Déplacer la source de chaleur de l’épaule au ventre et ainsi de suite.
3.Gas-X:
Un vrai soulagement !!! Vous pouvez acheter des chewing-gums ou des capsules de
gel (elles sont assez petites). Comme diraient certains : « les prendre devrait
être obligatoire ainsi que des antibiotiques et des anti-inflammatoires ».
4.Se positionnez:
Dès que possible, mettez vous à quatre pattes. Prenez une profonde respiration
et retenez la pendant un moment. En même temps que vous expirez, déplacer votre
bassin vers l’arrière en étendant vos bras devant vous. Cette position va
évacuer directement le gaz. Bruyant mais efficace. Embarrassant ? Oui ! Est-ce
que ça vaut le coup ? Absolument !
5.Respirez:
Prenez une profonde respiration (aussi profonde que possible sans que cela ne
fasse « trop » mal) et retenez la. Cela va aider à compresser et casser
certaines des plus grosses bulles de gaz. Certains ont trouvé cela plus simple
de le faire allongé sur un fauteuil devant la télé.
6.Massez:
Asseyez-vous à l’envers sur une chaise avec un grand dossier et laissez
quelqu’un s’asseoir derrière vous et tapoter et masser vos épaules à l’arrière
et sur les côtés. Cela pourra vous aider à roter (même si cela fait un peu mal,
laisser quelqu’un vous taper dans le dos, ça vaut le coup à la fin)
7.Massez et encore massez:
Si vous n’avez personne pour vous tapoter le dos, pensez à investir dans (ou
emprunter) un des ces fauteuils massant. Tout ira mieux après une nuit à
regarder la télé sur ce genre d’engin (l’allumer pendant 10-15 minutes,
l’arrêter pendant 5 minutes et ainsi de suite).
Ces astuces et un peu de temps (en général 7 à 10 jours) et le gaz devrait être
évacué
DEFINITION MEDICALE DE L’OBESITE
L'article médical suivant m'a paru un bon résumé / descriptif de
ce qu'est l'obésité, de ses causes et de certaines de ses conséquences. Y'a pas
mal de choses qu'on sait en général déjà mais c'est bien expliqué quand même.
Obésité,
état caractérisé par la surcharge en tissu adipeux dans l'ensemble de
l'organisme, particulièrement dans les espaces sous-cutanés, entraînant un
excès de poids.
En pratique, on définit l'obésité d'après la valeur de l'indice de masse
corporelle (IMC, ou indice de Quetelet), égal au rapport du poids (en
kilogrammes) sur le carré de la taille (en mètres carrés). On parle d'excès
pondéral à partir d'un chiffre de 25, et d'obésité à partir de 30.
Causes et mécanismes
Les dépôts de tissus adipeux, dont le potentiel énergétique, à poids égal, est
le double de celui des protéines et des glucides, constituent une réserve
d'énergie disponible à tout moment. Les lipides complètent donc le rôle
énergétique de premier plan joué par les glucides. Tous les mammifères stockent
des graisses qui, dans l'espèce humaine, représentent environ 25 % du poids
corporel chez la femme et 15 % chez l'homme. Cependant, chez certains
individus, la quantité stockée est trop importante.
La cause de l'obésité n'est pas connue. Il est probable qu'il s'agisse d'une
affection multifactorielle dont les facteurs favorisants dépendent de chaque
individu.
L'obésité n'est que très rarement causée par des perturbations du système
endocrinien. Il existe une certaine part d'hérédité, inconstante. L'évolution
du poids au cours de la vie est variable d'une personne à l'autre : un excès
pondéral peut être constaté dans l'enfance et disparaître ensuite ou perdurer ;
une obésité de l'adulte peut être apparue dans l'enfance ou ultérieurement.
L'obésité est le résultat d'une alimentation trop riche par rapport aux
besoins. Cependant, seuls certains patients ont des apports alimentaires
supérieurs à la moyenne. En effet, on sait aujourd'hui que l'obésité est
souvent liée à un trouble de l'utilisation des nutriments, et non à un excès
alimentaire. Des chercheurs ont montré que les individus de poids normal
compensent leurs excès en réduisant naturellement les prises alimentaires
suivantes, alors que les obèses ne le font pas. Chez certaines personnes
obèses, la masse corporelle peut atteindre une valeur supérieure à la normale,
alors que les mécanismes qui contrôlent l'équilibre énergétique semblent être
efficaces mais maintiennent la masse corporelle à un niveau trop élevé. Il est
possible qu'une mauvaise régulation des centres nerveux ou une perturbation des
signaux conduisent alors à l'obésité. On commence à connaître le détail de
certains mécanismes biochimiques de l'obésité, ou tout au moins de certaines
obésités, et des substances de l'organisme qui y jouent un rôle.
On constate que l'obésité peut s'installer à la suite d'un facteur déclenchant
: activité physique réduite (par exemple chez les personnes alitées),
grossesse, choc émotionnel.
Complications
Les statistiques montrent que les personnes dont l'excès pondéral est de 30 %
ou plus voient leurs risques de maladie augmenter significativement, notamment
les risques métaboliques (diabète), cardio-vasculaires (insuffisance coronaire,
infarctus du myocarde, artériosclérose, hypertension), respiratoires
(insuffisance respiratoire), rhumatologiques (arthrose).
Obésité et génétique
Du point de vue génétique, l'obésité résulte d'un trouble affectant les signaux
de la satiété. En effet, le gène Ob code pour une hormone dite de satiété et
appelée leptine, hormone produite au niveau du tissu adipeux et qui régule la
prise alimentaire en fonction des dépenses énergétiques. Chez le sujet obèse,
des mutations du gène de la leptine provoquent la production d'une hormone
inefficace. L'obésité peut aussi apparaître quand les récepteurs de la leptine
sont mutés ; dans ce cas, même si l'hormone est normalement synthétisée, elle
reste inefficace car son récepteur situé dans le cerveau ne transmet pas le
signal de régulation de la prise alimentaire. Pour que l'obésité s'exprime, ce
gène muté Ob doit être présent en deux copies. Les personnes non obèses
possèdent soit deux copies normales, soit une seule copie normale assurant la
régulation pondérale normale. On a montré que le récepteur de la leptine est
indispensable à la régulation du poids et de la maturité sexuelle ainsi qu'à la
sécrétion de plusieurs hormones.
Traitement
Il n'existe qu'un traitement de l'obésité, le régime alimentaire hypocalorique.
Dans les formes les plus sévères, le malade peut s'aider des conseils d'une
diététicienne ou d'un médecin nutritionniste, et peut suivre une cure
d'amaigrissement dans un centre spécialisé.
Dans les années cinquante, on a eu largement recours à des médicaments "de
régime" à base de stimulants dérivés de l'amphétamine, dont on a mis à
profit les propriétés anorexigènes (inhibitrices de l'appétit). Leur manque
d'efficacité et les problèmes de toxicomanie qu'ils ont engendrés les ont fait
disparaître, ou presque, de l'arsenal thérapeutique.
Des procédés chirurgicaux ont été utilisés dans les obésités très sévères et
rebelles au régime : les dérivations intestinale et gastrique. Dans le premier
cas, une partie de l'intestin est enlevée afin de réduire l'absorption des
nutriments. Cette technique est pratiquement abandonnée car elle provoque des
effets secondaires graves comme des atteintes hépatiques ou des diarrhées
chroniques. Dans le second cas, la plus grande partie de l'estomac est fermée à
l'aide d'agrafes chirurgicales. Seule subsiste une petite poche pour recevoir
la nourriture, ce qui réduit fortement les possibilités d'absorption des
aliments.